|
|
|
Le centre de la Gaule était appelé Gaule chevelue à cause de grandes forêts qui recouvraient les terres comme une épaisse chevelure. Les Gallo-Romains avaient surnommé Ardentes "Alerta" qui signifie forêt en latin. D'Argentomagus partaient d'importantes voies romaines. C'est le successeur de César, Auguste (31 avant Jésus Christ - 14 après Jésus Christ) qui avait confié à son gendre Agrippa la construction de ces voies destinées à relier Rome à toutes les villes de la Gaule. Les voies de la Gaule du Centre et du Nord ne sont pas pavées. A Ardentes, la voie se présente sous la forme d'un chemin surélevé par rapport aux champs traversés. Elle vient de la forêt de Châteauroux jusqu'à Villebommiers (route d'Arthon). Elle se dirige vers l'Indre qu'elle traverse près de l'église Saint-Martin (passage à gué). Remontant ensuite au village de la Pilloterie, elle passe près du camp romain de Blord, se dirige vers Ségry, Saint-Florent et Bourges (Avaricum). Une voie secondaire reliait Ardentes à Déols. Sa direction se confond jusqu'à Auzan avec la route nationale et se continue en ligne droite par Le Menas jusqu'au domaine des Fontaines près de Déols. Tous les 1 500 mètres, des bornes, les milliaires, indiquaient la distance par rapport à la ville la plus importante et le nom de l'empereur au moment de la construction ou de la réfection de la voie. Une seule borne milliaire (2,22 m de haut et pesant 500 kg) a été retrouvée à Meunet-Planches. D'après l'inscription, ce milliaire daterait de l'empereur Maximin le Thrace qui régna de 235 à 238. Les grands travaux de construction des voies furent terminés en 237 dans
le centre de la Gaule.
Photos prises par les élèves du CM2 Année scolaire 2002 - 2003
Cette église romane dédiée à Saint-Martin a été reconstruite au XIIème siècle. Elle appartenait à l'archevêque de Bourges qui en fit don à l'abbaye de Déols en 1117. En signe d'hommage, l'abbaye versait deux sous à l'archevêque, chaque année. En 1211, l'archevêque se plaint de certains abus qui se sont produits dans l'église. Des paroissiens sont excommuniés, la paroisse est frappée d'interdit ; c'est-à-dire que les offices sont célébrés à voix basse, les portes closes, sans sonner les cloches et en n'admettant que les pauvres et les infirmes... Mais un moine de Déols fait ouvrir l'église, sonner les cloches... Le pape innocent III met fin au conflit en 1212. Pour montrer leur puissance, les abbés de Déols remanient la face nord de leurs églises :Sassierges Saint-Germain, Vineuil, Niherne et Ardentes où une porte et deux fenêtres ont été percées. Hernaud dont le nom est gravé au-dessus du portail, à droite de l'agneau, a été chargé d'orner la façade vers 1150. Les éléments sculptés et gravés à Ardentes permettent d'établir une parenté avec les sculptures de Déols et les motifs d'Hernaud sont fréquents dans le Sud de la France (homme entre deux animaux, larges rosaces. Hernaud a certainement eu une formation dans cette région. Un autre sculpteur a été chargé de réaliser les corbelets et les sculptures de deux fenêtres (spirales, feuilles, hommes entre deux quadrupèdes). Recherche faite par des élèves de l'école
Les cahiers de doléances demandés par Louis XVI ont été rédigés à Ardentes en mars 1789. Le cahier d'Ardentes Saint-Martin contient 14 articles.
- les deux guerres mondiales d'après des témoignages
|