UN DIABLE DE FEMME |

Une femme de caractère
En classe, George Sand nous est apparue comme une femme de caractère, parfois "choquante" avec ses allures masculines, militant pour de grandes causes politiques ; une femme extraordinaire pour l'époque.
Sur place, cet aspect "hors du commun" s'est renforcé et nous avons pu apprendre plus de choses sur sa vie privée. Elle nous a alors semblé sociale, ouverte, généreuse, n'hésitant pas à inviter les fermiers, les paysans ou même les mendiants à sa table conviviale. Ses domestiques non plus n'échappaient pas à sa gentillesse : on devait les appeler "gens de maison". D'autre part, nous avons pu constater qu'elle était très attachée à sa famille (en particulier à sa grand-mère).
Une femme moderne
Nous avons été surpris par sa batterie à air propulsé dans la cuisine, assez moderne pour l'époque. Ensuite, une série de clochettes permettaient à George Sand de signaler précisément à ses domestiques où elle se trouvait, chaque pièce étant associée au son d'une cloche. Nous avons aussi été étonnées par le système de chauffage dans la salle à manger. En effet, il se trouvaitsous la table, pour que ses invités n'aient pas froid aux pieds lorsqu'ils mangeaienttard le soir. Plus loin dans la visite, nous sommes arrivés dans une pièce assez surprenante : le théâtre de George Sand. Elle possédait d'innombrables décors devant lesquels elle faisait jouer ses domestiques et invités. Lors du repas, chacun recevait un morceau de papier contenant une phrase. A la fin du dîner, tout le monde se retrouvait au théâtre et devait improviser sur ces quelques mots.
Le saviez-vous ?
George Sand en "bonne Dame de Nohant" faisait ses confitures elle-même. Elle dira : "les confitures, c'est aussi important que la littérature."
Elle était capable d'écrire quinze lettres en une nuit (chacune pouvant aller jusqu'à 24 pages !)
Elle cassait ses noix toujours au même endroit de la table, si bien que maintenant, il y a un creux !
A la naissance de chacun de ses deux enfants, elle fit planter un cèdre. Lorsqu'elle sentit la mort approcher, elle demanda qu'on lui installe son lit près d'une fenêtre pour pouvoir contempler les deux cèdres. Ses deux derniers mots furent : "Garder verdure". (Son entourage en a conclu qu'elle souhaitait se faire enterrer dans son jardin).
Un peu de subjectivité ...
Nous avons aimé l'aspect général du manoir, son parc (même si nous n'avons pas eu le temps de nous y arrêter), la cuisine impressionnante avec sa batterie de cuisine en cuivre ... et surtout le caractère de l'écrivain, qui devrait inspirer nombre de femmes (soumises).
Nous n'avons pas aimé le physique de George Sand (!), l'atelier de Chopin, le lustre rapporté d'Italie en verre coloré, les tapisseries de la chambre de la grand-mère.
Nous sommes impressionnées par le nombre de ses aventures !